Le Grand Imam d’Al-Azhar : Toute atteinte au Prophète est catégoriquement rejetée

Test Acount Lundi 09 Novembre 2020-19:52:55 Actualités
Le Drian : Nous respectons l’islam et les musulmans font partie intégrante de notre pays
Le Drian : Nous respectons l’islam et les musulmans font partie intégrante de notre pays

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, s’est rendu - dans le cadre de sa visite en Egypte - à Machiakhat Al-Azhar pour rencontrer le Grand Imam, Dr Ahmed Al-Tayyeb. L’entretien a notamment porté sur une clarification donnée par le ministre français sur la vérité de ce qui s’est passé, d’autant qu’AlAzhar avait vivement critiqué les derniers incidents en France, peut-on lire sur le site d’informations d’Al-Youm Al-Sabie. “Si vous considérez que l’insulte proférée contre notre Prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui) est une liberté d’expression, donc nous la refusons dans le fond et dans la forme”, a tempêté le Grand Imam d’Al-Azhar, lors de son entretien avec le chef de la diplomatie française. Et l’éminent cheikh d’ajouter que tout blasphème à l’encontre du Prophète est catégoriquement rejeté. “Nous poursuivrons dans les cours internationales tous ceux qui confèrent une insulte ou portent atteinte au Prophète”, a affirmé Dr Al-Tayyeb, en réitérant que l’Europe doit une faveur à notre Prophète, vu que cette religion a apporté beaucoup de savoir et d’illumination à toute l’humanité. “Nous refusons de qualifier l’islam de terroriste. Nous n’avons ni le temps ni le luxe d’aborder des terminologies qui ne nous concernent pas”, a martelé le cheikh d’Al-Azhar, avant de poursuivre : “Tout le monde doit immédiatement arrêter d’utiliser le terme de “terrorisme islamique”, car cela peine les musulmans et blesse leurs sentiments, parce que ce terme est loin de la vérité que tout le monde connaît”, a-t-il renchéri. Le Grand Imam d’Al-Azhar a souligné que son discours est loin de la diplomatie lorsqu’il s’agit de l’islam et du Prophète. Il a ensuite affirmé que les déclarations faites par le ministre français des Affaires étrangères, lors de la crise, “sont respectables et gagnent notre estime et appréciation”. “Ces déclarations furent la voix de la sagesse que nous encourageons”, a souligné Dr Al-Tayyeb, indiquant : “Les musulmans dans le monde (gouvernants et gouvernés) refusent le terrorisme qui agit au nom de la religion. Ils confirment l’innocence de l’islam et du Prophète de tout terrorisme”, a-t-il renchéri. Dr Al-Tayyeb a souligné : “Je serai le premier à objecter contre la liberté d’expression, si cette liberté porte atteinte à n’importe quelle religion et non pas l’islam seulement. Al-Azhar et moimême, nous avons porté les fleurs au Théâtre Bataclan et nous avons annoncé clairement notre rejet de tout terrorisme”, a-t-il souligné. “Les dépassements se trouvent chez les adeptes de toute religion et dans tous les régimes. Si nous disons que le christianisme n’est pas responsable de l’attentat en Nouvelle-Zélande, nous devrons aussi dire que l’islam n’est pas responsable du terrorisme ni des terroristes qui perpètrent des actes odieux en son nom”, a martelé le cheikh d’Al-Azhar, en affirmant : “Je n’accepte point d’accuser l’islam de terrorisme. Al-Azhar fait face, de tout temps, au terrorisme sur le plan idéologique et nous avons adopté des programmes et de nouvelles méthodes pour expliquer à tout le monde que les terroristes sont des criminels et que l’islam est innocent de leurs actes”, a-t-il réaffirmé. Il a dit qu’Al-Azar représente la voix de près de deux milliards de musulmans. “J’ai répété que les terroristes ne nous représentent pas et nous ne sommes pas responsables de leurs actes. J’ai annoncé et réaffirmé cela dans les instances internationales, à Paris, à Londres, à Genève, aux Etats-Unis, à Rome, dans les pays asiatiques et partout. Lorsque nous le disons, ce n’est pas une excuse que nous présentons, car l’islam n’a pas besoin d’excuses”, a martelé le Grand Imam. Il a ensuite conclu en soulignant : “Nous désirons que les responsables en Europe soient conscients que ce qui se passe ne représente ni l’islam ni les musulmans, d’autant que ceux qui paient le prix de ce terrorisme, sont les musulmans, plus que toute autre partie”. Le ministre français des Affaires étrangères, a pour sa part, souligné à l’issue de sa rencontre avec le Grand Imam d’Al-Azhar, que son entretien avec l’éminent cheikh s’est caractérisé par la franchise et la volonté de saisir la situation, ainsi que de l’action commune en faveur de la tolérance, de l’apaisement et du respect des libertés religieuses. “Nous sommes conscients de l’importance de poursuivre le dialogue fondé sur la confiance avec le Grand Imam d’Al-Azhar”, a affirmé Le Drian. Le chef de la diplomatie française, a ensuite souligné : “J’aimerais répéter ce que le Président français avait déclaré franchement et clairement les jours passés: la France respecte l’islam”, a-t-il rappelé, avant d’ajouter : “Al-Azhar est une institution séculaire et éminente, reconnue sur le plan mondial et les musulmans sont une partie intégrante de la France et de notre Histoire”. Le Drian a en outre souligné que la France et l’Egypte mènent une guerre contre la violence, le terrorisme et le radicalisme. “L’islam est d’un côté, et le radicalisme est d’un autre côté. Les musulmans sont les premières victimes de ce terrorisme”, a relevé le ministre français des Affaires étrangères, avant d’ajouter: “Nous devons mener cette guerre pour faire face aux idéologies radicales et l’Institution d’Al-Azhar devrait jouer là un grand rôle”.

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